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Découvrez à travers ce blog près de vingt ans de lutte face à mon obésité dite "morbide" et mon diabète de type 2.

Régimes, échecs, déceptions, maladie, dépression, découragement, et... remontée de la pente grâce à la découverte de la chirurgie bariatrique.

Je vais m'appliquer à décrire ici mon parcours vers une sleeve gastrectomie, mon opération (2014) et ma perte de poids.

Vous y trouverez également désormais un petit bout de ma vie trois ans après, le récit de mes échecs des années 2017 et 2018, et enfin quelques nouvelles de ce que je suis devenue et de mes projets, aujourd'hui, à l'aube de l'année 2022.

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Publié par Mary

C'est également une maladie dont j'ai souffert (je faisais en moyenne 34 apnées par heure) quand j'étais au plus haut de mon poids (plus de 130kg) et qui a énormément contribué à ma dépression et à la fatigue constante qui a rythmé mes journées pendant plusieurs années. J'ai été appareillée peu avant mon opération de la sleeve, mais j'étais trop angoissée et faisais trop d'insomnies pour que le traitement opère. La perte de poids a fortement fait diminuer ces apnées.
 

Source : http://www.grands-meres.net/apnee-du-sommeil/
Source : http://www.schlafundatmung.ch

Source : http://respiradom.fr

L’apnée obstructive du sommeil

Largement sous-diagnostiqué, le syndrome d’apnée obstructive du sommeil touche pourtant 10 à 15 % des Français. Quels sont les symptômes ? Quels sont les traitements ? Réponses avec le professeur Jean-Claude Meurice, chef du service de pneumologie du CHU de Poitiers et vice-président de la Société française de recherche et médecine du sommeil (SFRMS).
 

Qu’est-ce que le syndrome d’apnée obstructive du sommeil (SAOS) ?

Cette maladie, caractérisée par une obstruction au niveau de la gorge, se définit par la répétition d’au moins 5 arrêts respiratoires par heure au cours de la nuit. La respiration peut s’arrêter complètement pendant plusieurs secondes, on parle alors d’arrêt respiratoire total, ou être inférieure à 50% du débit normal, c’est l’hypopnée. Le syndrome d’apnée du sommeil est minime lorsque le nombre d’apnées et d’hypopnées est compris entre 5 et 15 par heure de sommeil. Il est modéré si ce nombre est compris entre 15 et 20 et sévère s’il est supérieur à 30.
 

Quelles en sont les conséquences ?

Elles sont multiples. Le réveil du cerveau des patients empêche un sommeil réparateur (fragmentation du sommeil). D’autre part, l’oxygène dans le sang chute à chaque arrêt respiratoire avant de remonter dès la reprise respiratoire. Cette succession a des conséquences sur le cerveau, le cœur et les vaisseaux et peut conduire à des complications importantes comme l’hypertension artérielle. On estime que 70% des patients sévèrement hypertendus sont porteurs d’un SAOS. On voit aussi apparaître un risque plus important d’infarctus du myocarde, d’accidents vasculaires cérébraux et de troubles du rythme cardiaque.

Quels sont les symptômes ?

Le sommeil étant de mauvaise qualité, les patients ont tendance à s’endormir facilement et rapidement dans la journée, notamment lorsqu’ils sont inactifs, sur une chaise, parfois au volant ou au travail. C’est aussi le conjoint qui alerte devant des ronflements très sonores et leur arrêt lors de pauses respiratoires nocturnes. Les patients apnéiques se lèvent également de nombreuses fois la nuit pour aller uriner et beaucoup présentent des troubles de la libido. Ces symptômes s’accompagnent également d’une surcharge pondérale pour 70 à 80% des patients.

Le SAOS est-il bien pris en charge ?

La maladie est de connaissance récente. Elle a été comprise et analysée seulement dans les années 70 et n’a pas été enseignée aux médecins avant la fin des années 90. Elle a donc été négligée pendant longtemps. On estime aujourd’hui qu’elle touche 6 à 8 % des femmes et de 10 à 15 % des hommes dont l’âge moyen se situe autour de 50 ans. Actuellement, les pneumologues, les neurologues, les ORL, qui voient les ronfleurs, et les cardiologues, par l’intermédiaire des complications, peuvent se charger du SAOS. Un peu partout en France, des centres spécialisés regroupent ces spécialités et prennent en charge les patients apnéiques. La maladie peut être confirmée par un enregistrement « simplifié » des ronflements, du flux aérien, des mouvements du thorax et de l’abdomen, ainsi que du niveau d’oxygène dans le sang, qui se fait au cours du sommeil. Des enregistrements plus complexes (polysomnographies) peuvent également être réalisés en centres de sommeil pour une analyse complète du sommeil avec une vision des cycles et stades de sommeil avec les éveils au cours de la nuit.

Quels sont les traitements proposés ?

Pour les apnées sévères, le principal traitement est de dormir avec un appareil de ventilation par pression positive continue (PPC), qui délivre un débit d’air sous pression venant pousser sur les parois de la gorge pour éviter qu’elle ne se ferme au cours de la nuit. Un masque recouvre le nez et la bouche et doit être utilisé toute la nuit. Cette thérapie est contraignante, mais efficace à 100 %. Près de 700.000 personnes sont traitées en France aujourd’hui avec ce type d’appareil.

Pour les 20 % de patients qui la refusent d’emblée et les 20 % qui l’abandonnent au cours de la première année, une orthèse d’avancée mandibulaire en résine, qui se moule sur les dents, peut être proposée en deuxième intention. Elle est à placer dans la bouche la nuit. En propulsant le maxillaire inférieur, l’objectif est d’avancer la langue et d’augmenter l’espace situé en arrière de la langue pour respirer. Elle traite efficacement 60 à 70 % des patients et a tout son intérêt lors d’une apnée du sommeil modérée.

La chirurgie de la gorge est plutôt préconisée pour les ronflements, mais reste aléatoire sur l’apnée du sommeil. Des traitements d’avenir apparaissent également comme la stimulation de la langue. Une électrode reliée comme un pacemaker va stimuler la langue pour l’avancer légèrement. Rappelons qu’il est également important de perdre du poids, car les dépôts de graisse amassés au niveau de la gorge réduisent la force des muscles et le calibre de la gorge, provoquant une apnée du sommeil.

Source : http://www.grands-meres.net/apnee-du-sommeil/



Répercussions des apnées du sommeil sur la santé et la vie du patient

L'apnée du sommeil non traitée a des conséquences très importantes

Un sommeil nocturne régulier et paisible a un impact direct sur notre santé. La conclusion suivante peut en être déduite : dans de nombreux domaines, les troubles du sommeil ont un impact négatif sur la qualité de vie et le bien-être quotidien.

Une apnée du sommeil non soignée entraîne une série de conséquences graves - dont la manifestation est comparable à l'effet domino, avec la chute automatique de tous les dominos les uns après les autres. Différentes études scientifiques ont démontré que l'absence de traitement de l'apnée du sommeil raccourcit en définitive l'espérance de vie.
 

Aperçu des conséquences possibles de l'apnée du sommeil :

• Arythmies cardiaques

• Cardiopathie coronaire

• Infarctus du myocarde

• Insuffisance cardiaque

• Mort subite d'origine cardiaque

• Accident vasculaire cérébral

• Hypertension artérielle difficile, voire impossible à contrôler

• Augmentation pathologique des globules rouges

• Dysfonction érectile (impotence)

• Humeur dépressive, dépressions

À côté des troubles purement physiques, les troubles d'ordre psychique ne sont pas à sous-estimer. Depuis l'épuisement mental et émotionnel jusqu'à la dépression, les troubles respiratoires liés au sommeil peuvent perturber gravement l'équilibre mental et psychique.

Les conséquences sociales peuvent être désastreuses pour le patient : le manque d'initiative, la lenteur, une motivation réduite et la fatigue constante peuvent susciter des conflits avec les semblables.

Perte de travail (en raison du manque d'efficacité), des problèmes professionnels, familiaux et avec les amis peuvent aussi être une conséquence de l'apnée su sommeil.
 

Un sommeil réparateur est gage d'un cœur en bonne santé

Le manque d'oxygène conduit à une tension artérielle supérieure. Comme pour l'obésité, les maladies cardiovasculaires et l'apnée du sommeil sont interdépendantes et se renforcent entre elles. Des arrêts respiratoires nocturnes réguliers ont hélas lieu au détriment du cœur et de la circulation sanguine : le manque d'oxygène augmente la tension artérielle, ce qui fatigue le muscle cardiaque. Au lieu de bénéficier de la régénération nécessaire, l'organisme est sollicité encore plus.

Des efforts nocturnes chroniques peuvent pour cette raison conduire par exemple à des arythmies cardiaques, voire à un infarctus du myocarde. Par ailleurs, une apnée du sommeil peut aussi être à long terme la cause d'une maladie cardiovasculaire. Le risque de mort subite ou d'accident vasculaire cérébral pendant le sommeil augmente avec l'âge.

Il existe aussi un lien direct entre les troubles respiratoires liés au sommeil et l'hypertension artérielle : des études médicales montrent que parmi les patients souffrant d'apnée du sommeil, entre 50 et 70 % souffrent aussi d'hypertension artérielle persistante. Parallèlement, presque un tiers des personnes avec de l'hypertension artérielle présente aussi une apnée du sommeil. L'apnée du sommeil peut donc effectivement être une cause d'hypertension artérielle.

Source : http://www.schlafundatmung.ch/symptome_und_tests/Folgeerscheinungen.php?lang=FR

 

Traitement : La machine à pression positive continue (PPC)

En France, ce sont près de 500 000 patients qui bénéficient de la PPC (source CNAMTS).

La machine à pression positive continue (PPC) est considérée actuellement comme le traitement de référence du syndrome d’apnées du sommeil.

Il s’agit d’une petite machine avec une turbine qui envoie un flux d’air léger et continu tout au long de la nuit. L’air de la pièce est envoyé sous pression dans les voies aériennes supérieures par l’intermédiaire d’un masque posé sur le nez, ou sur le nez et la bouche. La pression peut-être réglée par le médecin après une nuit d’enregistrement qui détermine la pression efficace pour que vous soyez bien corrigé. L’appareil de PPC lance alors une seule pression fixe programmée tout au long de la nuit. Ou bien c’est l’appareil lui-même qui détecte les événements respiratoires et ajuste la pression au cours de la nuit. On parle de PPC autopilotée. Si l’obstruction a besoin d’une grande pression pour être corrigée, l’appareil augmentera simplement son débit pour ajuster la pression, à l’inverse, s’il y avait moins d’obstruction, l’appareil abaissera sa pression. Pour certaines personnes un seul niveau de pression ne suffit pas. On fait alors appel à des appareils à 2 niveaux de pression dite BiPAP (Bilevel positive airway pressure), une pression agit lors de l’inspiration, l’autre un peu moins forte à l’expiration.

L’appareillage comporte un petit compresseur dont la taille s’est considérablement réduite depuis le premier appareil qui date des années 1980. Il est relié au masque par un tuyau souple. Un humidificateur peut-être intégré à l’appareil. De nombreux appareils existent.Les photos des appareils et des masques ci dessous ne représentent qu’un petit échantillon des appareils disponibles. Votre médecin et votre prestataire pourront vous proposer des modèles différents.

 

L'humidificateur

L’appareil de PPC peut être utilisé avec ou sans humidificateur. Ce dernier peut être intégré dans l’appareil ou être un module complémentaire qui se branche sur l’appareil principal. Il sert à soulager la sécheresse et l’irritation nasale extrêmes. Il faut voir avec votre médecin s’il y a intérêt pour vous d’avoir un humidificateur.

Les humidificateurs sont conçus pour humidifier l’air administré par l’appareil de traitement. il en existe de 2 types, chauffant ou non chauffant. Un humidificateur chauffant en fait ne réchauffe pas l’air que vous recevez mais augmente son taux d’humidité.

L’humidification n’est pas nécessaire pour tous les patients ; cependant, l’ajout d’un humidificateur permet de réduire des symptômes éventuels notamment en cas de :

- congestion, sécheresse ou douleurs nasales
- respiration par la bouche à l’origine de « fuites buccales »
- gorge sèche

L’élimination de ces symptômes peut améliorer le confort et la qualité du traitement.
Plus la pression utilisée par la machine est élevée, plus l’air est sec et plus les muqueuses se dessèchent. De ce fait il est possible que votre nez devienne douloureux ou se dessèche, ou encore qu’il coule en produisant une quantité supplémentaire de mucus pour protéger les tissus sensibles.

L’utilisation d’un humidificateur peut permettre de prévenir voire d’éliminer ces symptômes en traitant l’air avant qu’il ne pénètre dans votre nez.

L’humidificateur raccordé à l’appareil est, dans la plupart des cas, équipé d’une plaque chauffante et d’une commande de température.

Vous réglez la température, et la plaque chauffante réchauffe l’eau, entraînant la formation de vapeur d’eau, ce qui soulage la sécheresse et l’irritation nasale extrêmes. Il faut parfois trouver la bonne température, pour éviter une condensation désagréable de l’eau dans le tuyau ou dans le masque.


Le masque

Il existe de très nombreux masques sur le marché. Ils sont répartis dans 3 grandes catégories :

- Nasal
- Bucco-nasal
- Narinaire

Il faut déjà trouver celui qui vous convient le mieux. Habituellement, le masque nasal est le plus courant, et le mieux supporté. Ceci étant, chacun peut avoir ses avantages et ses inconvénients. En cas de difficultés, il ne faut pas hésiter à tester un autre modèle et à changer. Votre prestataire vous y aidera.

Il doit être confortable. Cela semble évident, mais malheureusement de nombreux patients cessent très tôt d’utiliser leur appareil de pression positive tout simplement parce qu’ils ne se sentent pas bien avec leur masque. Le masque ne doit pas être inconfortable et ne doit en aucun cas vous faire mal. Au début vous aurez nécessairement une impression un peu curieuse ou désagréable. Néanmoins, vous devriez être en mesure de vous y habituer. Si ce n’est pas le cas, les suggestions suivantes peuvent vous aider à résoudre le problème :

Demandez à votre prestataire si un autre modèle de masque pourrait résoudre la gêne que vous ressentez.

Vérifiez bien avec lui la taille et l’ajustement du masque. La plupart des masques sont vendus dans différentes tailles.

Il doit être facile à ajuster. Un masque se monte et se démonte pour être nettoyé quotidiennement, moyennant quoi, les réglages initiaux que vous aurez faits avec votre prestataire seront à reproduire. Assurez-vous que vous avez bien compris comment ajuster le masque correctement.

Demandez à votre prestataire de vous montrer comment ajuster le masque. Ajustez-le devant lui et faites-vous expliquer si vous avez une difficulté.

Il faut éviter les fuites. Toutes les machines existantes sur le marché sont actuellement nettement moins bruyantes qu’un ronflement. Le bruit des machines est donc négligeable. En revanche ce sont d’éventuelles fuites ou poussées de pression qui peuvent être source de bruit.

De surcroît s’il y a des fuites importantes cela peut nuire à l’efficacité de votre traitement. Il est donc important d’en parler à votre prestataire pour qu’il revoie avec vous la présence ou non de fuites, la bonne adhérence du masque, le bon positionnement des sangles.

L’ aération. Le masque dispose d’un petit orifice qui permet à l’air de sortir (on parle de fuite intentionnelle). Cette fuite est indispensable pour éliminer le gaz carbonique de vos poumons et donc, il ne faut surtout pas obstruer cet orifice ! Vérifiez que l’air s’échappant par ce port ne dérange ni vous ni votre partenaire. Par exemple, si le port d’expiration est placé carrément au milieu du masque et qu’il n’y a aucun cache pour dévier le débit d’air, celui-ci pourra s’échapper directement en direction du visage de votre partenaire, ce qui peut être désagréable pour lui, et peut contraindre à la nécessité de changer de masque.

Source : http://respiradom.fr/vivre-avec-sa-ppc/la-machine-a-ppc/

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