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Découvrez à travers ce blog près de vingt ans de lutte face à mon obésité dite "morbide" et mon diabète de type 2.

Régimes, échecs, déceptions, maladie, dépression, découragement, et... remontée de la pente grâce à la découverte de la chirurgie bariatrique.

Je vais m'appliquer à décrire ici mon parcours vers une sleeve gastrectomie, mon opération (2014) et ma perte de poids.

Vous y trouverez également désormais un petit bout de ma vie trois ans après, le récit de mes échecs des années 2017 et 2018, et enfin quelques nouvelles de ce que je suis devenue et de mes projets, aujourd'hui, à l'aube de l'année 2022.

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Publié par Mary

18 septembre 2017

Coucou tout le monde,

Ça fait bien longtemps que je ne suis pas venue par ici. Je suis sûre que beaucoup se sont demandés ce que j'étais devenue pendant toutes ces années.

Pour rappel, j'ai été opérée d'une sleeve le 26 juin 2014. J'ai arrêté d'écrire à ce sujet en début d'année 2015, tout d'abord parce que je n'en ressentais pas le besoin et voulais vivre ma vie à 100% sans penser tout le temps à la sleeve, à l'alimentation, aux médecins...etc. mais également parce que ces trois années, outre le confort et le regain de santé apportés par l'opération, ont été assez compliquées pour moi aux niveaux personnel et scolaire.

Je vais essayer dans ce message de résumer ces quelques années le plus clairement et simplement possible (pour ceux qui me connaissent personnellement, vous noterez cependant que j'ai pris certains raccourcis et libertés, histoire de ne pas encombrer inutilement ce message de détails compliqués). Si ce parcours personnel (qui ne concerne donc pas vraiment la chirurgie, à part pour ce qui est de l'été 2014) ne vous intéresse pas, je vous retrouverai avec plaisir dans les messages suivants, dans lesquels je compte faire le point sur "où j'en suis aujourd'hui" dans mon parcours médical, dans ma vie d'opérée, et dans mes projets de reprendre contact avec le corps médical que j'ai trop négligé depuis mon opération.
 

Été 2014

Nous voilà donc au début d'été 2014. J'ai été opérée et tout va bien, je me suis bien remise de l'opération, mes cicatrices sont belles et entièrement refermées. Je suis restée un mois à la maison avec ma mère, puis ma soeur. Je me suis beaucoup reposée, on a fêté mon anniversaire ensemble, on s'est pas mal baladé, on a fait du shopping, les soldes, on a cuisiné et apprivoisé mon bébé estomac. 

La réalimentation s'est bien passée, je n'ai jamais eu de blocage alimentaire ou de vomissements, pas de douleurs non plus. Je suis restée environ 3 semaines à l'alimentation semi-liquide / moulinée lisse car je ne me sentais pas prête pour les purées épaisses que je trouvais trop bourratives (j'ai essayé et ai ressenti un inconfort pendant quelques dizaines de minutes après le repas). Mais ça ne m'a pas gêné (même si un peu longuet je dois avouer) parce que j'adore la soupe, la vache-qui-rit, les yaourts...etc.

Progressivement j'ai réintroduit les aliments solides, un par un et en faisant attention. Tout ce que j'ai essayé est passé et j'ai pu progressivement en quelques semaines reprendre une alimentation normale, en petite quantité, mais manger de tout à ma faim.

J'ai revu le chirurgien à un mois post-op, il m'a dit que je m'étais très bien remise et avais très bien réagi à la chirurgie, et que mes cicatrices étaient parfaites. Il m'a donné le feu vert pour partir et reprendre le sport. J'avais perdu une dizaine de kilos, un peu plus, au cours de ce premier mois post-opération.

J'ai passé le mois suivant en "vacances" chez ma maman dans le Sud. Je me suis baignée quelques fois (en surveillant les cicatrices et les désinfectant régulièrement même si elles étaient bien refermées), j'ai pu nager sans fatigue ni douleur (idem pour les balades, les escaliers...etc.). J'ai souffert de la chaleur et ai dû apprendre à boire très souvent parce qu'en petite quantité, et assez loin des repas.

Dès la rentrée en septembre, comme j'étais suffisamment remise et motivée, et que je me sentais mieux, psychologiquement, j'ai décidé de reprendre la fac et me suis réinsrite en L1 d'anglais à Lille III. Ça a été la meilleure année de fac que j'ai pu faire, scolairement parlant. J'ai adoré mes profs (bien plus compétents que ceux que j'avais rencontrés à Nice par exemple) et l'ambiance de la fac. J'avais évidemment mes matières préférées, et celles dans lesquelles j'avais de grosses faiblesses, mais c'est passé, et j'ai finalement validé mon année !

Pour les repas, ça allait, je pouvais manger au resto U quand l'envie me prenait, sinon j'emmenais un tupperware avec mon repas et une petite boîte avec quelques collations (biscuits, clémentines...etc.) pour tenir la journée. J'ai repris le sport aussi, me suis inscrite en salle de sport (pour faire du rameur et du vélo elliptique) et ai repris la piscine, j'ai également essayé la Zumba, mais ça ne m'a pas convenu. J'adorais le côté sportif et cardio, mais je n'étais pas du tout à l'aise avec la danse, le rythme, la musique latina, c'est pas du tout mon style et mon déhanché laisse à désirer. J'ai surtout insisté sur la piscine et l'aquagym que j'adorais.
 

Janvier 2015

Mon diabète s'est très vite équilibré, et l'endocrinologue m'a autorisée a arrêter le traitement à condition de continuer à surveiller ma glycémie de temps en temps. Elle est restée régulière, la maladie s'était résorbée et j'étais "en rémission". Les apnées du sommeil se sont arrêtées dès la première dizaine de kilos perdus. Psychologiquement je le vivais plutôt bien, j'étais encore dans cet élan d'optimisme qui caractérisait ce deuxième semestre 2014. Je n'ai pas ressenti le besoin de revoir la psychologue et la diététicienne (qui étaient de toute façon débordées par l'affluence de nouveaux patients). Je me suis peu à peu détachée du corps médical, et n'ai revu qu'une fois le chirurgien pour ma visite à 6 mois post-op, en janvier 2015.

J'avais perdu environ 25kg depuis l'opération, presque 30 depuis le début de mon parcours, et j'étais rendue à un tout p'tit peu plus de 100kg. Ca faisait quelques semaines que je n'avais pas perdu mais je n'étais pas inquiète (si j'avais su...), j'avais perdu très vite (30kg en 6 mois donc) et je pensais qu'il était tout à fait normal de faire une petite pause dans la descente, un pallier qui durerait quelques temps et finirait par se débloquer. 

Le chirurgien était très content de moi, ma perte avait été progressive et harmonieuse, ma peau résistait bien, ma réalimentation se passait bien, j'avais repris le sport, j'étais bien dans ma peau, j'avais une activité "professionnelle" (scolaire)... le parcours idéal quoi !

Les semaines ont passé, je ne perdais toujours pas de poids, sans avoir pourtant l'impression d'avoir modifié mon alimentation. Sans avoir l'impression de manger plus que "à ma faim", entre les mini repas et les petites collations au cours de la journée. 

Quelques mois après, un nouveau coup dur m'est tombé dessus, j'ai appris à la fois que ma bourse (qui me permettait de payer mon loyer tout en poursuivant mes études) ne serait pas reconduite et que mon parrain, celui qui subvenait à mes besoins, se retrouvait subitement dans une situation délicate financièrement et devait arrêter de m'aider dès la fin de l'année scolaire (à partir de l'été), qu'il n'avait pas le choix. Mon appartement était assez cher (il était en ville et proche du métro, dans une grande agglomération, je payais 540€ pour un 28m² de 2 pièces), et je n'aurais plus les moyens du tout de payer pour rester. Ni de trouver autre chose tout en continuant mes études, deux choix, trouver du travail très rapidement (ce qui malheureusement n'a jamais été mon fort, j'ai de grosses difficultés à m'adapter au monde du travail) ou rentrer penaude m'installer chez ma mère, dans un village loin de tout et sans aucune perspective...


Avril 2015

J'étais en couple à ce moment-là avec un mec que j'adorais, et au terme de longues discussions nous avons décidé que je pourrais m'installer chez lui pour poursuivre mes études (quitte à devoir trouver un petit boulot d'étudiante pour pouvoir aider aux courses et factures). Je savais qu'il était trop tôt et qu'on n'en était pas du tout là dans notre relation, mais j'avais pas vraiment le choix, et j'ai accepté. Après tout, ça se passait très bien entre nous, on était amoureux, ça pouvait marcher... Ça m'a permis de moins stresser pour finir mon année de fac un peu plus sereinement, en sachant que j'avais quelque part où aller pour la suite...

Puis il m’a quittée. D'un jour à l'autre. Sans explications autres que : ça ne marchera pas, je ne veux pas t'entraîner là-dedans. Pendant plusieurs semaines il n'a pas donné de nouvelles. 

J’en ai été très choquée. Lui qui avait passé tant de mois à essayer de m’avoir, de m’apprivoiser... il avait même réussi à me donner un aperçu de ce que pourrait être notre vie à long terme, et avait presque réussi à m’amener à l’envisager, à commencer à y croire…

J’ai écrit, j’ai noirci des pages et des pages pour essayer de lui montrer à quel point nous deux c’était possible et tout ce qu’on avait à y gagner, et pour lui montrer tout ce qu’on avait déjà parcouru, les façons dont on s’était rapprochés à chaque fois, tout ce qu’il m’avait apporté... Il avait presque disparu une fois de plus, passait des jours et des jours sans me répondre, sans lire ce que je lui envoyais, puis revenait donner des nouvelles, cordialement.

J’ai littéralement passé les 5 semaines qui ont suivi à végéter dans mon lit, à refuser de parler à qui que ce soit si je n’y étais pas forcée, dans un découragement et un épuisement total, pourtant incapable de dormir, à alterner entre des Disney à la télé et des crises de larmes incontrôlables. 


Je pense qu'il était avec quelqu'un d'autre, mais j'en saurai probablement jamais plus. Il a fini par couper les ponts totalement et n'est jamais revenu.

Cette cassure dans ma vie, dans mon rythme de vie, dans ma vie affective, dans mes projets... ça a été la première porte ouverte aux erreurs que j'ai faites quant à mon opération. Elle est devenue secondaire et j'ai totalement lâché les efforts que j'avais fait jusque là, mis ma santé de côté et totalement arrêté de m'en préoccuper. Recommencé à manger sans y penser, de manière anarchique, en petite quantité mais souvent, en réconfort, et surtout arrêté de voir des médecins. Les idées noires, le découragement (non seulement de ne plus perdre de poids depuis des mois, mais d'avoir encore été abandonnée) et le schéma d'abandon se sont réveillés une fois de plus (je ne comprenais pas la rupture, j'avais forcément fait quelque chose, été décevante) et j'ai pas su réagir comme il le fallait. J'ai failli sombrer de nouveau, je goûtais une nouvelle fois à cet état vacillant d'apathie et de découragement, à n'avoir envie de rien, ne prendre plaisir à rien, ne plus ressentir les choses... ma carapace s'est réactivée et je me suis totalement refermée sur moi-même.

Heureusement, ça n'a pas duré... J'ai vraiment eu peur à ce moment là, mais j'ai surmonté ça, juste le temps de me relever, avec un petit coup de pouce.

La vie m’a forcée à user de mon instinct de survie pour me sortir de là tout de même : je savais que l’année suivante je n’aurai pas les moyens de payer mon appart’ à Lille, car je n’avais droit à aucune aide financière (de la CAF ou autre) et que la personne qui m’avait aidée à payer mon loyer jusque là avait mis cet été-là comme date buttoir pour arrêter de m’aider. Il fallait que je trouve une solution.

J'aurais pu travailler évidemment (enfin, essayer, difficilement, de trouver du travail, ce qui a toujours provoqué d'énormes échecs tout au long de ma vie), mais après cette super année que j'avais réussie, j'étais tellement pas prête à abandonner mon rêve, ma vocation, qui malheureusement demande de valider au moins une licence et un master...

Je discutais pas mal avec ma cousine durant cette période, et ça n'allait pas fort pour elle non plus. Elle s'était séparée de son copain quelques mois auparavant et vivait dans sa chambre d'ado, chez ses parents depuis quelques mois. Elle commençait à peine à envisager l'avenir à nouveau et avais envie de totalement changer d'air, commencer une nouvelle vie ailleurs, dans une autre ville. Elle avait en plus la chance de travailler dans un milieu où il y a du travail, avec ses diplômes et son expérience, elle était sûre de trouver du travail où qu'elle s'installe.

Devant ma détresse, elle m'a proposé de me greffer sur son projet de nouvelle vie. De m'installer chez elle le temps de mes études. Je lui ai précisé que je ne pourrai rien payer à part de petites courses quand ma mère et ma tante me feraient de petits virements pour m'aider, qu'il fallait qu'elle soit bien consciente de ça et qu'elle y réfléchisse bien, que je voulais pas me lancer si elle risquait de le regretter. Elle m'a dit qu'elle était prête, qu'elle avait toujours rêvé d'être en colocation avec moi. 

C'est vrai qu'on en avait déjà parlé. On n'a jamais vécu proches, j'habitais dans le Sud de la France et elle dans le Nord. Mais on a passé tous nos étés et Noël ensemble en famille, on a partagé beaucoup d'expérience, on a "grandi ensemble" plusieurs mois par an depuis l'enfance (elle n'a qu'un an de moins que moi). Je pensais que ça avait toutes les chances de marcher, que ça se passerait bien, et que ça nous ferait du bien à toutes les deux de ne pas vivre seules.

Comme sécurité, on s'est dit qu'on allait essayer pendant un an et que si ça ne marchait pas, on laisserait tomber sans s'en vouloir et sans se battre.

Je me suis lancée à corps perdu dans ce nouveau projet dès que mon année scolaire a été terminée. On voulait une petite maison avec deux chambres au minimum et un bout de jardin pour que les chats puissent sortir (comme Nalha était habituée à l’extérieur, ma cousine ne voulait plus l’enfermer dans un appartement). 

On en a parlé, longtemps, souvent, en long en large et en travers, puis... on a arrêté une date et une destination, on en a parlé à nos familles respectives et on s’est lancées à la recherche de la maison. Elle était très enthousiaste et motivée, et je me suis laissée porter. J’ai fait mon inscription en L2 d’anglais à Rennes, on a décidé ensemble d’une période où on irait à Rennes (une grosse semaine chez une de mes amies qui vivait sur place) pour prospecter un peu et rechercher un appart qui nous conviendrait.

On a trouvé une jolie maison à 20km de Rennes centre (15km de ma fac), 65m² en plain pied avec un immense jardin, une belle pièce de vie, beaucoup de rangements, et une grande chambre chacune.

(à suivre...)

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