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Découvrez à travers ce blog près de vingt ans de lutte face à mon obésité dite "morbide" et mon diabète de type 2.

Régimes, échecs, déceptions, maladie, dépression, découragement, et... remontée de la pente grâce à la découverte de la chirurgie bariatrique.

Je vais m'appliquer à décrire ici mon parcours vers une sleeve gastrectomie, mon opération (2014) et ma perte de poids.

Vous y trouverez également désormais un petit bout de ma vie trois ans après, le récit de mes échecs des années 2017 et 2018, et enfin quelques nouvelles de ce que je suis devenue et de mes projets, aujourd'hui, à l'aube de l'année 2022.

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Publié par Mary

(suite...)

Septembre 2015

J’ai commencé ma petite vie ici, j’ai commencé la fac (en 2ème année de licence d'anglais, du coup), ça ne se passait pas très bien mais je « faisais avec ». J'étais toujours un peu déprimée et choquée de la rupture, et surtout je n’aimais toujours pas ce que je faisais (définitivement, les études littéraires… ça ne sera jamais pour moi). La fac de Rennes est vraiment un endroit que j’ai détesté de A à Z. Le niveau des profs (par rapport à ceux de Lille) était affligeant, l’organisation de la fac et des administrations catastrophiques, et je sais pas, l’ambiance, l’état des bâtiments, le cadre… rien ne m’a plu là-bas, je ne m’y suis jamais sentie « chez moi » comme ça avait pu être le cas à Lille. Je n’y ai jamais pris mes habitudes, rien de tout ça.

Et même si je n'étais pas au fond du trou, si je n'ai pas "sombré" comme j'aurais pu le faire... j'ai eu quand même du mal à me remettre de cette rupture (et c'est normal, je suppose)... Personne ne parle plus de ça autour de moi, tout le monde fait comme si ça n’était jamais arrivé et on n'aborde simplement pas le sujet. Mais moi chaque fois que je vais en ville, chaque fois que je vois la fac, c’est tout ce qui me revient dans la figure, une énorme averse de dépit et de regrets. Je me rappelle que j'ai changé de ville pour fuir la rupture, et je réalise que ça n'a rien changé, que je serai aussi malheureuse ici que j'ai pu l'être là-bas quand il m'a quittée. C'est là que je réalise que j'avais raison, quand je doutais tout au long du parcours et que je me disais que la sleeve ne suffirait jamais à me rendre plus heureuse...

Dès le début, la colocation ne s’est pas bien passée. Ma grand-mère m'avait donné de l'argent pour "démarrer ma nouvelle vie" et c'est ce que j'ai essayé de faire. J’ai mis énormément de cœur (et d’argent) à faire de cette super maison un vrai « chez nous », acheté pas mal de meubles, bricolé pour monter les armoires, des étagères…etc. mais… je sais pas, quelque chose s’est mal passé ou s’est cassé entre ma cousine et moi à ce moment-là. Il faut savoir qu’elle fait partie d’une des parties de ma famille les plus hypocrites qui soient (je la connaissais par cœur en situation de vacances, mais n'avais jamais eu l'occasion de découvrir "qui elle était" dans la vie de tous les jours, et quand on vivait avec elle), et qu’elle a été élevée là-dedans depuis toujours, du coup je n’avais aucun moyen de savoir ce qu’il y avait et ce qui s’est passé, ce qu’elle avait dans la tête. Elle te sourit par devant et te poignarde dans le dos quand elle parle de toi à d'autres personnes. Je l'ai progressivement appris à mes dépens.

Alors que pendant des mois elle avait été aussi enthousiaste et motivée que moi pour ce projet qu’on avait ensemble (une vraie cohabitation avec des activités communes, des sorties…etc.). On sortait peu et on ne faisait rien du tout ensemble à la maison. Je savais qu’elle était pas très bien et je me suis dit qu’elle avait besoin de temps pour s’adapter et que peut-être elle était juste déprimée et avait besoin de se reposer, d’être seule un moment. Sauf que j’ai réalisé depuis que ça n’était pas ça, c’est vraiment avec moi que quelque chose coinçait. 

D’une part : Elle a fini par « rencontrer quelqu’un » (une histoire compliquée, avec un homme marié) au bout de quelques semaines, et elle n’était plus jamais à la maison, dépensait des cents et des milles en sorties, bijoux et lingerie pour lui plaire. Creusant ainsi un peu plus dans son budget déjà serré.

Et d’autre part : Ma sœur a fini par nous rejoindre à la maison, elle avait besoin de quitter la maison de ma mère (dans un petit village paumé) pour s’en sortir, chercher du travail et avancer un peu. Comme elle était "en galère" et n'arrivait pas à s'en sortir, je lui ai proposé de venir squatter notre canapé le temps de trouver du travail. On en a parlé, elle a promis que ça durerait trois mois au maximum le temps de chercher du travail. Si elle trouvait, elle se prendrait un appart à Rennes, si non elle rentrerait chez ma mère. J'y ai cru.

Et là… elle a littéralement pris ma place à la maison. Elles ont commencé leur vie ici comme je voulais le faire avec ma cousine quand on s’est installées. Elles sortaient, faisaient du shopping, sortaient ensemble (cinés, bars, restos, marchés, balades…etc.), allaient au sport ensemble…etc. sans moi. Et ça dure encore aujourd'hui (septembre 2017). Elle n'est PAS restée "juste trois mois".

Egalement, très vite après qu’on se soit installées, ma cousine a commencé à s’aigrir de plus en plus par rapport à l’argent et à m’en vouloir, parce que selon elle, je lui coûtais cher (elle n’a jamais réellement eu conscience du coût de la vie, et surtout elle n’a jamais su tenir un budget, elle n’a rien calculé, et a demandé un prêt à la banque dès qu’elle a eu un petit coup dur, puis l’a augmenté à chaque nouvelle difficulté, donc à ce moment-là elle avait déjà d’énormes mensualités tous les mois et un découvert au début de chaque mois). Elle me mettait tous ses problèmes d’argent sur le dos, en ayant bien entendu oublié que c’était moi qui avais intégralement payé : les vacances de l’été 2015, le déménagement, le camion, le stockage des meubles, l’emménagement (chauffeur, camion, bras), les meubles qu’on a acheté ici, la déco, la caution… j’y ai claqué TOUTES mes économies (que je gardais pour pouvoir passer le permis une fois installée, ce que j’ai toujours pas pu faire). Elle a peut-être payé « cher » pour le loyer depuis qu’on habite ici (et encore, « cher » … pas plus que ce qu’elle aurait payé en trouvant un appartement toute seule quoi), mais moi j’ai « perdu » tout ce que j’avais et tout ce que j’avais mis de côté…

Heureusement il n'y a pas que du mauvais dans cette période. Au-delà de cette colocation catastrophique... j'ai fini par "rencontrer" quelqu'un d'autre (enfin, on se connaissait depuis presque deux ans déjà sur internet, on a simplement décidé de se voir maintenant que la distance géographique ne nous en empêchait plus. Il habite à Angers) et au terme de longues hésitations, j'en suis venue à me mettre "en couple" avec lui. Mais ça a été très compliqué et n'a pas très bien démarré, il était trop tôt je pense. Je n'avais pas encore totalement tourné la page et fait le deuil de ma relation précédente. J'allais "pas assez bien", et ce "schéma d'abandon" qui continuait à clignoter dans mon cœur n'a pas aidé. On s'aimait, c'est quelque chose qui était clair et net, mais... On a eu beaucoup de mal à se parler, j’ai eu beaucoup de mal à me rapprocher de lui. J’avais tellement peur de le perdre... Il s’inquiétait de ma distance et l’interprétait à sa façon, avait du mal à me faire confiance, à se rassurer par rapport à notre relation. Et j’arrivais pas à gérer ça, je comprenais pas son attitude et je savais pas comment adapter la mienne, pataugeais entre deux eaux, à pas savoir si je devais insister ou le laisser tranquille…etc. 

Mais la relation a tenu, et on est encore ensemble aujourd'hui (en 2017).. On a fini par surmonter ces épreuves et réussir à se sentir proches, peu à peu. A pouvoir profiter du temps ensemble plus « simplement », juste être heureux ensemble. On a recommencé à pouvoir se parler plus librement et j’ai commencé à avoir moins peur, petit à petit.
 

Janvier 2016

Une mauvaise surprise (eeeeencore...) m’attendait quand je suis rentrée de vacances. J’ai appelé la fac pour savoir pourquoi j’avais pas encore reçu ma carte étudiante au premier semestre. Ils m’ont répondu qu’à cause de mon « dossier incomplet » (alors que j’avais eu aucune notification ni rien du tout de tout le semestre), mon inscription à la fac avait été annulée, que les résultats que j’avais eu au semestre 1 ne pouvaient pas être comptés et que c’était pas la peine que je me rende aux examens qu’il me restait à passer, ou que j’entame le second semestre. Nouvelles mesures de sécurité, qu’ils ont dit. M’enfin… une sombre histoire administrative.

J’ai essayé de me défendre, mais aucun recours. Alors j’ai essayé de m’inscrire au pôle emploi et de voir avec la CAF pour toucher le RSA histoire de pouvoir mettre un peu d’argent de côté le temps de retomber sur mes pieds. Mais là aussi, grosses complications administratives. La sécu étudiante a refusé de me laisser partir (parce que l’année avait été payée en entier et n’était pas remboursable). Donc... j’ai été virée de la fac, mais considérée comme étudiante jusqu’à septembre de cette année, et les étudiants n’ont pas droit au RSA. Mon dossier a été refusé, et je me suis retrouvée sans rien.

Me voilà donc à Rennes. Déprimée. Pas de fac, pas d’amis, une opération qui avait montré ses limites trop tôt (j'étais restée stabilisée "définitivement" à plus de 100kg, après 6 mois de perte quoi...) pas de vrai « chez moi », pas d’argent, pas d’études, pas de projets, des colocataires que j’encombrais clairement et qui auraient aimé plus ou moins ouvertement que je quitte la maison, une famille loin et enterrée dans un village miteux sans un rond. Et un amoureux vivant à 150km de là. 

Glorieux…

J’avais de moins en moins envie de vivre ici, dans cette grande maison où j’étais pas la bienvenue et où je récoltais des remarques acides comme quoi je ne faisais rien de ma vie et coûtais pourtant si cher. 

Il faut savoir également qu'au bout de quelques semaines après son arrivée, ma sœur a arrêté de dormir sur le canapé (soit disant pas assez confortable) et s'est installée dans la chambre de ma cousine, où elles ont commencé à dormir ensemble tous les jours. L'une comme l'autre n'avaient plus la moindre intimité, les tensions étaient fréquentes et on me reprochait la place que je prenais et la chambre que j'occupais alors que j'étais de moins en moins là, par la force des choses.

J’ai commencé à passer de plus en plus de temps chez mon copain, j’y ai ramené mon PC et mon chat, et pendant les mois qui ont suivi, je ne rentrais à Rennes que quand j’avais quelque chose à y faire (RDV administratif, pôle emploi, CAF, sécu essentiellement). Au moins à ma cousine, je ne lui coûtais absolument rien de plus que ce qu’elle payait pour le loyer et les factures, et cette fois rien ne lui permettait de m'accuser du contraire.

Mais moi... je ne me suis jamais considérée comme « prête à vivre à deux » en tant que couple. Pour moi, j’ai encore beaucoup trop de choses à régler avec moi-même avant d’être prête pour ça. Mais la question a bien sûr fini par se poser, ça faisait déjà quelques temps qu’il m’en parlait régulièrement, de l’éventualité que je vienne m’installer chez lui pour de bon, et j’étais pas très chaude au début pour les raisons ci-dessus, mais au fil du temps l’idée a fait son petit bout de chemin dans ma tête, jusqu’à devenir envisageable. Je me sentais plutôt bien chez lui, j’avais pris mes petites habitudes à Angers, nos chats s’adoraient, l’appart était pas mal, on était amoureux… Pourquoi pas ? J’ai  fini par officiellement demander à venir habiter à la maison, et on a convenu que je déménagerai mes affaires quand j’aurai les moyens de le faire (quand mon dossier RSA serait accepté, à l’époque je pensais qu’il serait question de quelques semaines avant que ce soit possible, pas plus).

La vie a suivi son cours, avec des hauts et des bas, peu d’argent et peu d’activités autres qu’être ensemble à la maison (télé, films, jeux vidéos, jeux de société, vidéos, toussa toussa). On est allés passer deux ou trois semaines de vacances avec ma mère, chez elle ou ici à Rennes, durant lesquelles on a été particulièrement proches mon chéri et moi (on s’accordait plus de temps pour nous, on se baladait pas mal, on parlait beaucoup) qui nous ont fait du bien et ont un peu contrasté avec la routine de la maison.

L'été arrivant, nous avons passé un mois ensemble chez ma mère, où nous nous sommes énormément rapprochés, sans que j'identifie vraiment pourquoi. La période la plus marquante que j'ai vécue avec lui, et dont je garde les souvenirs les plus forts émotionnellement. Il faut savoir que même si c'est une relation qui a toujours été très compliquée, à cause de nos difficultés à communiquer et de nos schémas psychologiques qui ont du mal à se trouver et à s'accorder, dans l'ensemble ça tenait bon, malgré les hauts et les bas, et nous avons construit une histoire pleine de très bons souvenirs et de sentiments.

(A suivre...)

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