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Découvrez à travers ce blog près de vingt ans de lutte face à mon obésité dite "morbide" et mon diabète de type 2.

Régimes, échecs, déceptions, maladie, dépression, découragement, et... remontée de la pente grâce à la découverte de la chirurgie bariatrique.

Je vais m'appliquer à décrire ici mon parcours vers une sleeve gastrectomie, mon opération (2014) et ma perte de poids.

Vous y trouverez également désormais un petit bout de ma vie trois ans après, le récit de mes échecs des années 2017 et 2018, et enfin quelques nouvelles de ce que je suis devenue et de mes projets, aujourd'hui, à l'aube de l'année 2022.

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Publié par Mary

Que dire sur ma petite vie de tous les jours en ce moment... ? Petit à petit, je "me retrouve" comme on dit, après ces longues années d'enfermement et d'isolement.

Comme vous le savez probablement déjà, j'ai emménagé dans mon nouvel appartement le 10 février 2018 et j'ai commencé une nouvelle vie, plus indépendante et autonome. J'ai vite retrouvé mes marques, mes habitudes, les courses, le petit brin de ménage pour garder l'appartement propre et en ordre, la préparation des repas, les petites démarches administratives... mine de rien, ça me manquait tout ça. On ne s'en rend pas compte quand on est dans une routine depuis longtemps, mais ce sont des petites choses qui ponctuent la vie et lui donne une réalité. Celle de vivre une vie d'adulte, et pas de seulement traîner comme une ado en pyjama toute la journée, sans rien à faire, sans avoir besoin de penser, de réfléchir.

J'ai trouvé quelques contrats de babysitting sympa ces dernières semaines, j'ai rencontré pas mal de parents et gardé quelques petits bouts de chou (allant d'une toute petite fille de 4 mois pour la plus jeune, à un petit garçon de 8 ans pour le plus âgé, pour le moment). Ça s'est très bien passé, et les parents ont été contents de moi, le feeling est très bien passé avec les enfants, et je me suis sentie très à l'aise. Ça m'a un peu aidée sur mes capacités à travailler (c'est bizarre, dit comme ça, mais c'est quelque chose qui n'est pas évident quand on n'a pas réellement travaillé pendant des années) mais aussi à communiquer, avec les enfants, avec les parents. Ça m'a aidée à m'ouvrir de nouveau un petit peu. Ça m'a également permis de mettre un peu de sous de côté pour pouvoir peut-être enfin passer mon permis, ou du moins de reprendre la conduite dès la rentrée de septembre.

J'ai également renoué avec une part de moi dont je n'aurais jamais cru avoir besoin : la créativité. Je sais, c'est un grand mot et une grande phrase, mais ça m'a frappée sans prévenir et totalement par hasard...
Je n'ai jamais été une artiste, à proprement parler, je n'ai pas réellement de "talents" et ma créativité a toujours été plutôt limitée. On me dit que j'écris bien, mais ne suis pas assez imaginative ni passionnée pour réellement m'y mettre. J'aime la musique, mais en tant que spectatrice uniquement. Je ne cuisine pas vraiment, je ne dessine pas, je ne suis pas du tout sensible à l'art classique (peinture, sculpture, poésie, mouvements littéraires...etc.).
C'est pour ça que ce constat m'a surprise. Mais le fait est que dans ma vie de ces derniers mois/années, découvrir et créer m'a manqué. Ça m'a frappée quand j'ai découvert par hasard le réseau social Pinterest, qui est en gros une immense plateforme de partage d'images.

On y trouve tellement de jolies choses... pas seulement des dessins, mais vraiment de tout ! Des fonds d'écran, des photos, des paysages, des tutoriels (comment dessiner ceci, comment construire cela...etc.), du bricolage, des idées de sorties, d'activités à faire à les enfants, des recettes de cuisine, des conseils pour bien voyager... tout ce qui peut exister sur internet et sur les blogs (d'ailleurs, la prise de conscience avait déjà commencé à m'effleurer quand j'ai découvert la sphère overblog et que j'ai commencé à visiter quotidiennement, des blogs de cuisine notamment, mais aussi de jolies découvertes de créations au crochet, de peintures, de livres...) et je sais pas. Un déclic s'est fait, j'ai éprouvé comme une sorte de fascination pour ce monde si vaste et coloré, toutes ces idées créatives.

Et j'ai commencé à y aller tous les jours, un petit moment de temps en temps dans la journée. Collectionner des images qui me plaisaient, lire des articles qui m'intriguaient. Et parallèlement à ça, j'ai réfléchi. Pourquoi est-ce que je réagissais comme ça à une simple collection d'images ? Pourquoi est-ce que je me suis sentie subitement m'ouvrir et me sensibiliser ?

Le fait est que notre vie, chez Lui, manquait tellement de... "Beau". D'artistique.

La vie là-bas, c'était seulement le quotidien, les jours qui passaient l'un après l'autre et se ressemblaient. Et je ne pensais pas que c'était "si différent" de la vie que j'avais, quand j'étais seule à Lille, avant. Mais en fait... si, un peu. A Lille, je passais pas mal de temps sur Youtube, à découvrir des artistes (des chanteurs, surtout), des recettes de cuisine, des graphistes... pas tous les jours, mais régulièrement, et j'étais abonnée à beaucoup de chaines que je consultais chaque jour pendant quelques minutes. Et je parlais à des gens, aussi ! Qui eux-même partageaient avec moi leurs découvertes, leurs goûts, des images, chansons, films et séries qu'ils aimaient. Chaque jour, il y avait un petit quelque chose de nouveau. Même un tout petit quelque chose, un pas grand chose, mais qui faisait la différence.

Ma vie avec lui, c'était tout autre chose. C'était, juste lui et moi, et la vie du quotidien. Avec lui, qui n'est absolument pas sensible à l'art ni à la beauté des choses (il "voit pas l'intérêt", voilà son expression préférée). Et je ne me pensais pas si différente. Moi qui ne me suis jamais qualifiée comme étant quelqu'un d'artistique ou de créatif, qui me fiche bien de l'art (au sens habituel où on l'entend, l'art classique et ses significations précises et imagées).

Est-ce qu'on peut souffrir de ne rien découvrir de nouveau pendant longtemps ? Est-ce qu'on peut souffrir de l'absence de choses "belle" de par leur simplicité, autour de nous ? Est-ce qu'on peut souffrir de ne pas apprendre ? Est-ce que ça ne serait pas dans ces choses là que se cachent les déclencheurs des émotions les plus simples, qui viennent à manquer dans une situation de routine grise et fade ? 

Je me suis rappelée que quand je vivais seule, et que les moments étaient difficiles, que j'avais BESOIN de craquer et de pleurer, c'étaient les séries télé et la musique qui me servaient d’exutoire. Même les séries les plus débiles et au scénario le plus improbable (Glee, Lost Girl, The Walking Dead et bien d'autres) m'aidaient à laisser sortir les émotions qui m'étouffaient parfois. Et c'était bien. Il n'y avait pas de honte à pleurer devant une chanson particulièrement juste d'une série pour ados idiote... tant que les émotions sortaient et se diffusaient, plutôt que de rester bloquées à l'intérieur et de tourner, tourner, tourner... 

Chez lui, rien de tout ça. Pas de vidéos Youtube, pas de musique, (la télé et ses programmes monotones que personne n'aimait et ne regardait vraiment, tournait en quasi permanence derrière nous), pas de séries télé (nous vivions l'un sur l'autre, dans une seule pièce, sans moments ni espace personnels), pas d'audio-livre le soir pour dormir, pas de livre non plus. Pas de recettes de cuisine, des pâtes, des pâtes, des knaki, de la purée, des pâtes, des frites. Juste le quotidien, la télé, et les jeux vidéos, qui restent malheureusement pour moi le meilleur moyen d'étouffer la tempête d'émotions et de l'empêcher d'exploser. Faute d'un moyen fiable pour la laisser sortir sans provoquer de dégâts...

C'est très probablement pour ça que je suis si sensible depuis quelques semaines. Aux gens, à leurs émotions, aux couleurs, aux odeurs, aux sons, au soleil, à un sourire dans la rue, aux marques d'amitié de ci de là... à la liberté.

Ça paraît tellement tellement bateau dit comme ça. Mais tellement vrai aussi.




 

 

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